Le Rire du grand blessé

Le Rire du grand blessé

Cécile Coulon

Points

  • 9 septembre 2015

    La quatrième de couverture du Rire du grand blessé, que j'ai lu au bord d'une piscine chypriote, rappelle Fahrenheit 451. Mais ce roman d'anticipation n'est pas une pâle copie de ce qu'on a pu lire avant lui. Cécile a su y créer une atmosphère originale, dans un monde où les romans n'ont plus d'identité propre, où ils doivent à tout prix appartenir à une catégorie définie et servir de drogue de substitution. 1075 est un agent qui doit son salut à son analphabétisme. C'est ainsi que sont choisis les agents qui protègent la population des débordements lors des Manifestations à Haut Risque que sont les lectures publiques. Et pour les analphabètes, c'est une chance inespérée, la seule d'ailleurs, de s'en sortir.

    Ce roman est celui que je préfère parmi ceux de l'auteure. On y retrouve son don pour les métaphores, pour créer une atmosphère, sa passion pour la course et pour la lecture. On découvre aussi un personnage froid en apparence mais dont on perçoit les failles, ce qui nous permet de nous y attacher. Un personnage dont on ne peut oublier qu'il eût un prénom avant de devenir un numéro.