Nathalie M.

Manifeste incertain 7 - Emilie Dickinson, Marina Tsvetaieva. L'immense poésie,  Goncourt de la biographie 2019
par (Libraire)
14 juin 2019

Déambulation poétique

Deux poétesses ; Emily Dickinson, Marina Tsvetaieva et un voyage au présent en Russie comme transition entre deux temps d'avant, deux êtres au monde si différents, semblables de leur puissance d'être poétique. Frédéric Pajak nous les offre à percevoir de son regard de dessinateur, de ses mots d'auteur. Un véritable engagement à lire, à éprouver la poésie dans toute l'ouverture à l'Autre, au monde qu'elle propose, évoque, inspire. Sublime ouvrage dans lequel on ne cesse de retourner au hasard des pages comme baguenauder, se laisser transporter.

TOUT CE QU'UNE MAITRESSE NE DIRA JAMAIS (COLL. POIVRE ET COMPAGNIE)
par (Libraire)
14 juin 2019

Vive les vacances !

C'est les vacances ! Le bon moment pour imaginer tout ce que la maîtresse ne nous proposera pas de faire à la rentrée. On peut s'amuser à trouver ce dont l'auteur n'a peut-être pas eu l'idée, mais plus surement serez-vous surpris de ce qui est proposé là ! C'est léger, rigolo à souhait !

Né d'aucune femme

Manufacture de livres

20,90
par (Libraire)
10 juin 2019

Fable délicieusement contée

Rose est une toute jeune fille, presque encore une enfant. Des événements, elle grandit brusquement, regarde les êtres et les situations comme un vieux sage, alors qu'âgée de quatorze ans à peine.
Elle sait très vite l’évidence que certains prennent plus de temps à voir ; on ne peut compter que sur soi.
Ça limite et en même temps ça déploie l’être de savoir ça.
Rose conte son histoire. Elle dit la nécessité de laisser traces de mots écrits de tout ce qu’elle a vécu et vit encore au moment de l’écriture pour que cela existe d'elle, de la liberté qu'elle prend en faisant cela.
Ses mots changeront le cours du destin.
Des faits durs s’enchaînent inextricablement d’une situation première qui se résume à avoir fait le mauvais choix.
Et des moments de pure douceur, d’allégresse portés des mots de Franck Bouysse. Cet homme-là est poète dans l’âme.

Matin brun

Cheyne éditeur

2,50
par (Libraire)
7 juin 2019

Toujours actuel

C’est un tout petit bouquin, qui paie de mine par sa couleur orange et sa typographie brune.
En onze pages, le brun est la couleur qui fait son chemin, prend toute la place comme exercice et emprise grandissante du pouvoir.
En onze pages, l’absurde meurtrier s’installe mine de rien.
Des mesures qui n’ont pas de sens et vont crescendo, s’intensifient contre toute logique raisonnable d’une dictature qui ne dit pas son nom qui s’installe, prend racine et s’étend.
Chacun, de trop de confiance, d’ignorance, ou de lâcheté, laisse l’insensé se mettre en place, laisse faire tant qu’il se sent à l’abri, tant qu’il n’en subit pas trop violemment ou directement les conséquences.
Et puis, la normalité devient une question aléatoire, qui évolue des circonstances ; le curseur bouge des événements installés, institués.
Quant à savoir ce qui est juste, il n’en est plus question du tout.
La destruction est au coeur du sujet, faisant peu à peu disparaître tous les sujets qui de quelque manière que ce soit ne seront jamais bruns comme il faudrait.
Chacun a vocation à disparaître d’avoir laissé faire, de n’avoir pas voulu voir, de n’avoir pas réagi au premier signe bizarre.
Un livre pour rester aux aguets, pour rester vivant d’esprit critique, d’actions individuelles et communes contre toute tentative à monter les uns contre les autres de suprématies insensées, pour mieux poser son pouvoir et le garder.
Jusqu’où va l’absurde, si ce n’est à la destruction totale de toute humanité ?
Un livre pour réfléchir et faire réfléchir.
Un livre pour rester vigilant jour après jour, mine de rien.

Oxymort

Moissons Noires

18,00
par (Libraire)
4 juin 2019

Lilly, étudiante veut travailler dans la recherche mais prépare le CAPES au cas ou.
Elle tombe amoureuse de Louis.
Louis est professeur de SVT au collège. Il tombe amoureux de Lilly.
Leur histoire est en route.
C'est le point de départ de tout ce qui suit.
Louis se fait enlever. Il est enfermé dans une cave, séquestré.
On vit la disparition de Louis du point de vue de Lilly, d'une des collègues de Louis aussi.
On vit la séquestration du point de vue de Louis, de son kidnappeur aussi.
On lit et on est dans la tête de chacun, dans l'état d'être de chacun face à la situation.
On vit à rebours, l'histoire de Louis peu à peu, avant l'enfermement.
L'angoisse, l'incompréhension sourdent à chaque page.
Alors, on lit. On veut comprendre. Alors, on continue de lire et on va vers le dénouement, comme en apnée.